Avril 2025 : ce que les Français vont vraiment perdre (et gagner)
Le 1er avril 2025 marque l’entrée en vigueur d’une série de changements significatifs dans le quotidien des Français. Allocation revalorisée, nouveau passeport numérique pour Londres, frais de notaire modulables, transformation des arrêts maladie : derrière la simplicité apparente de ces annonces se cache un bouleversement bien réel.

Le gouvernement orchestre ici une révision à grande échelle de plusieurs dispositifs majeurs, au nom de l’efficacité budgétaire et de la modernisation sociale. Tour d’horizon de ce qui attend les citoyens à compter d’avril 2025.
Le RSA et l’Allocation aux adultes handicapés sont revalorisés
Les principales prestations sociales connaissent une hausse de 1,7 % au 1er avril 2025. Un ajustement qui se veut en phase avec l’inflation, mais qui fait pâle figure face à l’érosion du pouvoir d’achat. Concrètement, le Revenu de solidarité active (RSA) passe pour une personne seule de 635,71 euros à 646,51 euros. Pour un couple avec deux enfants, le montant versé grimpe à 1.357,70 euros, contre 1.334,98 euros auparavant.
Même traitement pour l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), qui passe de 1.016,05 euros à 1.033,32 euros. Quant à la prime d’activité, la progression reste symbolique : 10,58 euros de plus pour un célibataire sans enfant, soit 633,21 euros mensuels. Une revalorisation « mathématique », assure le gouvernement.
Prêt à taux zéro : une extension nationale… à condition de rester dans les clous
Le très attendu élargissement du Prêt à Taux Zéro (PTZ) devient effectif à compter du 1er avril 2025. Jusqu’alors réservé à certaines zones tendues, il est désormais ouvert à l’ensemble du territoire pour l’achat d’un logement neuf, et ce jusqu’au 31 décembre 2027.
Et pendant ce temps, les départements obtiennent le droit d’augmenter les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) — appelés abusivement « frais de notaire » — de 0,5 point pendant trois ans. Autrement dit : un coup de pouce d’un côté, un coup de rabot de l’autre.
Arrêts maladie et chômage : le grand serrage de vis
Le gouvernement n’a pas tremblé au moment de réduire les indemnisations. À compter d’avril 2025, les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) sont plafonnées à 1,4 fois le SMIC, contre 1,8 auparavant. Résultat : une perte sèche d’environ 17 euros par jour pour les salariés les mieux rémunérés en arrêt maladie. Les fonctionnaires, quant à eux, voient leur situation « stabilisée » : depuis le 1er mars 2025, leurs trois premiers mois d’arrêt sont indemnisés à 90 % du traitement indiciaire.
Côté assurance chômage, la réforme s’applique aussi brutalement : les allocations sont désormais calculées sur une base mensuelle de 30 jours, sans considération du nombre réel de jours du mois. Traduction : 5 à 6 jours d’indemnisation en moins par an. Et ce n’est pas tout : l’âge d’accès aux durées longues est relevé de deux ans. Le gouvernement coupe dans le filet social, en silence.
ETA, « M’T dents » et fiscalité : vers un monde plus prévisible (mais plus contraignant)
Il faudra désormais un visa numérique pour aller à Londres. À partir du 2 avril 2025, les citoyens de l’Union européenne devront présenter une Autorisation électronique de voyage (ETA), facturée 12 euros, pour entrer au Royaume-Uni. Inspirée du modèle américain ESTA, cette mesure vise à renforcer les contrôles aux frontières. Une fois obtenu, un ETA est valable deux ans.
Côté santé publique, le programme « M’T dents » fait peau neuve. À compter d’avril 2025, les examens bucco-dentaires sont proposés chaque année aux jeunes de 3 à 24 ans — contre tous les trois ans auparavant. Mieux : plus d’avance de frais et un forfait revalorisé de 10 euros.
Sur le plan fiscal, les dons familiaux jusqu’à 300.000 euros sont exonérés de droits de mutation s’ils financent l’achat d’un logement neuf. De quoi inciter les transmissions patrimoniales ciblées… pour ceux qui en ont les moyens.
Enfin, attention à la déclaration de revenus 2024 : une nouvelle case devra être remplie par environ cinq millions de contribuables bénéficiant de services à la personne.
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