Conseil de planification écologique : vers un nouvel élan pour l’environnement ?

Un Conseil de Planification Écologique se tient ce 31 mars 2025 à l’Élysée, convoqué par Emmanuel Macron.

Rédigé par , le 31 Mar 2025, à 9 h 45 min
Conseil de planification écologique : vers un nouvel élan pour l’environnement ?
Précédent
Suivant

Le 31 mars 2025, un conseil de planification écologique se tient à l’Élysée, convoqué par Emmanuel Macron. Officiellement, il s’agit de réaffirmer les objectifs climatiques de la France et de relancer l’action gouvernementale. Officieusement, il s’agit peut-être de masquer un ralentissement préoccupant de la baisse des émissions.

Une planification écologique, mais pour quels effets ?

Le terme est séduisant : planification écologique. Il évoque le sérieux, la rigueur, la méthode. Emmanuel Macron le répète depuis septembre 2023. Ce 31 mars, entouré d’une quinzaine de ministres, il tente une nouvelle fois de mettre en scène une « remobilisation », selon les termes mêmes de l’Élysée, après une année 2024 marquée par un ralentissement inquiétant : les émissions de gaz à effet de serre n’ont baissé que de 1,8 % selon les premières estimations officielles.

L’objectif reste inchangé – et ambitieux : réduire de 55 % les émissions françaises d’ici 2030, conformément aux engagements européens. Mais la pente devient glissante, et le pouvoir semble davantage s’inquiéter de son image que de son impact. Car si l’on en croit l’Élysée, il s’agit de “refaire un bilan” et surtout d’“acter une remobilisation” du gouvernement.

Planification écologique : transports, logements, forêts… et promesses

Trois secteurs sont jugés stratégiques : les transports, le logement et les forêts. À défaut d’innovation, l’exécutif promet une amplification de dispositifs déjà existants : aide à l’achat de véhicules électriques, conversion énergétique des logements vers l’électricité, meilleure captation carbone dans les forêts. Mais au-delà des mots, les résultats se font attendre. Le Haut Conseil pour le climat a récemment critiqué l’absence de force juridique du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), lancé quelques semaines plus tôt. Dans un contexte d’inflation budgétaire militaire, le climat semble relégué au rang de priorité secondaire.

C’est précisément ce que dénonce le sénateur écologiste Ronan Dantec. Ce 31 mars, sur France Inter, il affirme : « On va trouver beaucoup d’argent pour le réarmement face à la menace russe, il faut en mettre autant pour la crise climatique ». Une sortie directe, qui confronte l’ambiguïté gouvernementale : comment justifier un discours d’urgence climatique tout en réduisant les financements ? Le même élu ajoute : « On a sabré dans les budgets d’accompagnement de la transition écologique ».

Lire aussi
Le nouveau plan national d’adaptation au changement climatique : ce qu’il faut savoir

Abonnez-vous à consoGlobe sur Google News pour ne manquer aucune info !




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis